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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 18:29
16 novembre 2008
Expulser les immigrés coûte trop cher selon les sénateurs

Christophe Caresche, député PS de Paris et le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, sont au moins d'accord sur un point. Expulser un étranger en situation irrégulière coûte beaucoup plus cher que le convaincre de rentrer volontairement chez lui. Lors de la discussion précédant l'adoption par l'Assemblée nationale du budget 2009 du ministère de l'Immigration, le jeudi 13 novembre, le socialiste a interpellé le gouvernement en ces termes: "au lieu de continuer à augmenter considérablement les moyens dédiés aux éloignements contraints", mieux vaudrait les "redéploy(er)" afin "d'encourager l'aide au retour". "Dès lors que l'on encourage des personnes à rentrer dans leur pays, notamment par des incitations financières, on constate qu'elles le font", a plaidé Caresche. Bonne nouvelle?

Policefrontieresexpulsion_des_enfan De son côté, la Commission des finances du Sénat - lequel examinera le budget du ministère de l'Immigration le 4 décembre - fait le même constat. "Le coût de l'aide au retour volontaire est très en deça de celui d'une reconduite à la frontière qu'une première estimation, à affiner, évalue à environ 20970 euros par personne reconduite". Pour autant, les retours volontaires ont aussi un coût. L'Etat prend en charge le réacheminement des étrangers vers leur région d'origine et leur verse une cagnotte. 3500 € pour un couple, 2000 € pour un adulte seul, 1000 € par enfant mineur jusqu'au 3e enfant et 500 € pour chacun des enfants suivants. Les ressortissants de certains pays ayant un projet d'entreprise peuvent également percevoir 7000 euros pour le démarrage de leur activité.

L'expulsion d'un sans-papier, qu'elle soit ou non volontaire, a donc un prix. Sur lequel le gouvernement entretient le flou. Pendant la discussion à l'Assemblée nationale, Patrick Braouezec, député PC des Hauts-de-Seine a fait remarquer que, concernant "la lutte contre l'immigration irrégulière, la prévision est 42 millions d'euros, avec 39 millions pour les frais de billetterie et 3 millions pour la location d'avions" mais que "ce budget ne donne aucun indicateur précis pour évaluer les coûts réels d'éloignement".
Dans un ouvrage collectif intitulé Immigration, fantasmes et réalités (éditions La Découverte), la journaliste de Mediapart Carine Fouteau chiffre le montant total des expulsions à près de 700 millions d'euros par an. Y compris les coûts de fonctionnement des centres de rétention, les frais d'éloignement (billets d'avion, bateau ou train), la rémunération des agents de police chargés des escortes, etc.

De son côté, Brice Hortefeux est sans doute arrivé aux mêmes conclusions que Christophe Caresche et la Commission des finances du Sénat. Le 30 octobre, il a annoncé, tout réjoui, que les retours volontaires devraient atteindre "37 à 38%" du total des éloignements d'ici la fin 2008, contre 7% en 2006. Entre janvier et août 2008, le ministère de l'Immigration a enregistré 7456 retours volontaires contre 913 sur la même période de 2007, soit une progression de 726.5%. Christophe Caresche va être content.


Par bernard86 - Publié dans : L'actualité - Communauté : Des mots contre des maux...
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 12:12
19/11/2008
Une commission dénonce le placement d'un nourrisson en centre de rétention

Mesnil_3 SANS-PAPIERS. Dans une décision datée du 20 octobre 2008, la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), saisie fin 2007 par l'avocate d'une famille moldave placée en garde-à-vue, puis en rétention avec un nourrisson de trois semaines (Libération du 6 novembre 2007), dénonce «une détention arbitraire justifiant», à l'encontre des gendarmes, «des poursuites disciplinaires». La commission tacle également la préfecture du Loiret qui vient de réagir dans un communiqué adressé aux médias. Rappel des faits. (Lire la suite...)

Le 18 octobre 2007, Kyrill B., âgé de trois semaines et résidant près de Gien (Loiret) avec ses parents moldaves sans papiers, avait passé 48 heures dans le centre de rétention de Rennes (Ille-et-Vilaine), ceci après avoir été placé en garde-à-vue neuf heures durant. En confirmant leur libération prononcée, à l'époque, par le juge des libertés, la cour d'appel de Rennes avait parlé de «traitement inhumain et dégradant» et avait critiqué «les conditions anormales imposées à ce très jeune enfant», ainsi que «la grande souffrance morale et psychique imposée à la mère et au père». La CNDS confirme cet arrêt de la cour d'appel et rappelle les dispositions de la convention européenne des droits de l'homme: «Le fait de maintenir dans un tel lieu, une jeune mère de famille, son mari et leur bébé âgé de trois semaines constitue un traitement inhumain au sens de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme».

Prefecture La commission «s'étonne également des termes de la lettre du préfet du Loiret adressée à la défenseure des enfants (...) dans laquelle il écrit : «doit-on d'ailleurs considérer que le traumatisme potentiel pour celui-ci serait plus redoutable à trois semaines qu'à trois ans ? D'aucuns pourraient penser l'inverse».

Dans son communiqué de presse daté du 18 novembre, le préfet du Loiret ne fait nullement allusion à cette correspondance qui intervient après que le juge des libertés et de la détention (JLD) et la cour d'appel de Rennes l'ont débouté. Aucune mention non plus sur ces conditions de transport et d'internement jugées «inhumaines».

Selon le père, «pendant tout le transport entre Gien» et le centre de rétention de Rennes, «son épouse avait gardé son fils de trois semaines dans les bras, le véhicule de la gendarmerie n'étant pas équipé pour le transport des enfants en bas âge». Aussi troublant, toujours selon le témoignage du père repris dans le rapport de la commission, «sur le parcours, les gendarmes se seraient arrêtés pour acheter de la nourriture et n'auraient rien proposé à leurs passagers».

Sur l'épilogue, enfin, la CNDS «estime que les conditions de la libération du couple (...) et de leur fils de quatre semaines, ne s'exprimant pas en français, à plus de 400 kilomètres de leur domicile, en fin de journée, est constitutive d'un mauvais traitement». Elle conclut: «Dès lors que les mineurs ne peuvent être expulsés selon la législation française, ils ne peuvent faire l'objet ni d'un ordre de quitter le territoire français, ni d'un arrêté préfectoral de placement en rétention: ils n'ont donc aucun statut juridique en rétention». Sur ces rappels à l'ordre d'une rare sévérité, la préfecture ne dit mot. Elle se contente de préciser, de concert avec le tribunal d'instance de Montargis et le groupement de gendarmerie du Loiret, que «le respect de la procédure par la gendarmerie est bien établi».

Resf En marge des recommandations de la commission de déontologie, Sylvie Vauvilliers, conseillère régionale communiste et animatrice d'un comité de soutien à la famille moldave, tient à rappeler que «tout ceci n'aurait pas eu lieu sans l'intervention zélée du maire UMP de Saint-Brisson-sur-Loire». Une dénonciation que la CNDS confirme dans son exposé des faits.

Depuis un arrêt de la cour nationale du droit d'asile du 26 juin 2008, la famille moldave bénéficie «de la protection subsidiaire», statut lui permettant de demeurer légalement sur le territoire français dans l'attente d'un titre de séjour d'un an renouvelable.

Mourad Guichard

Par bernard86 - Publié dans : Le droit de vivre en France - Communauté : Des mots contre des maux...
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 17:52
Réfugiés du chaos. Le Pacte de Vichy, la fin de l'asile et la nouvelle compétition des victimes

Passée presque inaperçue à cause du fulgurant optimisme qui nous venait d'Outre-Atlantique les mêmes jours, la réunion des ministres européens en charge de l'immigration, tenue à Vichy les 3 et 4 novembre, a validé un « Pacte » qui, sous couvert d'une rhétorique sociologisante de l'« intégration », réduit l'asile à néant, stigmatise des indésirables décrétés « clandestins » parce qu'apparemment inutiles, entérine et organise leur exclusion.

Un bref bilan permet de constater les effets déjà désastreux de cette « biopolitique » du monde que le Pacte de Vichy homogénéise au niveau européen, une biopolitique qui crée en permanence de nouvelles catégories du malheur et laisse les personnes concernées sans lieu, sans droits et sans voix.

L'image du réfugié dans le monde occidental s'est profondément modifiée depuis le milieu du XXe siècle et le vote de la Convention de Genève qui définit le droit d'asile et des réfugiés. Les dimensions intellectuelles ou politiques de l'exil étaient alors valorisées et enclenchaient des solidarités fortes et partisanes envers les réfugiés juifs, hongrois ou russes. Les années 1980 et 1990, elles, ont été les années des « déplacements de populations », des foules dépersonnalisées entassées dans d'immenses camps de fortune, principalement en Afrique et en Asie : c'est là, et uniquement là, que leur était attribué, collectivement et dans l'urgence, le statut de réfugié. Les solidarités politiques ont laissé place aux peurs suscitées par des images de masses en errance, perçues certes comme des « victimes », mais tout autant comme des populations surnuméraires et indésirables.

Aujourd'hui, un constat s'impose. La Convention de Genève de 1951 ne régit plus la politique d'accueil des pays occidentaux qui l'avaient voulue et votée au temps de la guerre froide. Aux deux bouts de la chaîne de solidarité, l'asile est durement remis en cause. D'un côté (en Afrique, Asie, au Proche-Orient), le nombre de « déplacés internes » s'accroît depuis dix ans, approchant maintenant les trente millions de personnes dans le monde (contre onze millions de réfugiés reconnus par les agences onusiennes en 2007). Ces réfugiés potentiels sont encouragés à rester dans leur propre pays et, dans ce sens, le HCR (Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés) intègre dans son mandat, depuis 2006, la gestion des « abris d'urgence » et des camps pour déplacés internes en plus des réfugiés hors de leur pays. Dans le même temps, la notion d'« asile interne » est apparue en Europe parmi les gouvernements et les agences onusiennes discutant de leurs stratégies d'externalisation de la procédure de l'asile. Parler d'asile interne « là-bas », c'est justifier le refus de l'asile « ici », c'est garder très loin, pratiquement invisibles, les demandeurs d'asile potentiels. Ainsi, après le Maroc, d'autres pays d'Afrique sont annexés aux politiques de mise à l'écart menées par les gouvernements européens : la Libye ouvre des camps et signe avec l'Italie des accords de réadmission des expulsés ; l'Espagne collabore avec le Maroc et la Mauritanie pour ouvrir des camps pour les expulsés ; le Sénégal monnaye avec l'Espagne et la France sa collaboration contre la soi-disant « émigration clandestine ». Le Mali ouvre en octobre 2008 le premier « Centre d'information et de gestion des migrations » (Cigem) créé par la commission européenne à Bamako afin de dissuader et/ou filtrer tout émigrant potentiel, et inauguré par le tristement célèbre Hortefeux, ministre français de l'immigration et de l'identité. Enfin, en 2007 et 2008, les pays européens et les États-Unis ont apporté une aide financière aux pays du Proche-Orient pour que ceux-ci assurent la prise en charge temporaire (un an) des réfugiés irakiens à la frontière de leur propre pays. Ainsi se généralise, avec la collaboration du HCR, la stratégie d'externalisation du peu qui reste de l'asile.

D'un autre côté, aux frontières mêmes des pays européens, les demandeurs d'asile sont plus systématiquement déboutés de leurs droits. Alors que les persécutions de toutes sortes existent bien dans les pays d'origine (justifiant l'application du statut de réfugié selon la convention de Genève), l'asile n'est attribué qu'à une portion insignifiante des demandeurs, de 1% à 12% selon les pays ! Au cours de l'année 2008, la directive européenne autorisant la rétention des étrangers en situation irrégulière jusqu'à dix-huit mois - déjà suivie par quelques pays dont l'Italie de Berlusconi - entérine une politique de l'encampement comme un des moyens de contrôle des déplacements en général. Enfin, la tentative (avortée à ce jour) du ministère d'Hortefeux en France de remettre en cause le droit de regard et de témoignage in situ des organisations de défense des droits de l'homme à l'intérieur des Centres de rétention administrative (visant en premier lieu l'action de vigilance citoyenne exercée par la Cimade) montre la volonté gouvernementale d'instaurer une Loi du silence autour de ce rejet politique des étrangers indésirables.

Ainsi, l'Europe défait dans les années 2000 ce qu'elle a édifié dans les années 1950. L'invisibilité, le silence et la stigmatisation individuelle criminalisent tout déplacement des personnes indésirables. « S'ils sont retenus, s'ils sont en camp, s'ils sont interpelés, c'est qu'ils ont sûrement fait quelque chose » est-on induit à penser. L'Europe est en train de faire disparaître l'idée même d'asile de son agenda politique et moral.

Pour faire face, la tentation est grande de créer de nouvelles catégories de reconnaissance - institutionnelle pour les Etats et les agences internationales, politique pour les défenseurs des droits de l'homme, sociologique pour les chercheurs... Refugiés « politiques » ou « environnementaux », « réfugiés de la faim » ou « migrants clandestins »... Pourtant, même lorsqu'elle part d'un élan humanitaire ou solidaire, cette prolifération alimente une compétition des victimes, qui ne peut que rendre plus insaisissable le processus d'exclusion en cours à l'échelle mondiale. Diviser pour mieux contrôler, tenir à l'écart, expulser...

Au contraire, l'action politique passe aujourd'hui par une reconnaissance qui refuse le filtrage - forme de la casuistique policière ou « humanitaire » - et l'identification sans fin des indésirables. Dans une mondialisation conçue et contrôlée par les zones les plus riches et puissantes de la planète, toutes les formes de chaos (politique, social, écologique) sont « contenues » au loin, se développent et se renforcent mutuellement. Ainsi, les vies sociales précaires sont les plus touchées par les conséquences vitales des catastrophes naturelles. Ainsi encore, l'occupation d'une région rurale par des milices paramilitaires ne devient absolument invivable pour ses habitants que lorsqu'ils ne peuvent plus travailler et se nourrir, entrainant une migration pour trouver du travail, et revivre, loin du chaos : migrant ? Réfugié ? Non, « déplacé interne » ou « émigré clandestin »...

La fin de l'asile est un des pas que l'Europe a déjà franchi vers la réalisation d'une conception excluante du monde. Les mots d'« identité », « intégration » « immigration » deviennent les mots-clés de cette fermeture sur soi, aussi autoritaire et forcenée qu'irréaliste. Ils posent en des termes nouveaux et urgents la question de la solidarité. Une solidarité non plus « inter-nationale » au sens où elle désignerait encore « l'étranger » à la nation, mais une solidarité mondiale car nous ne pouvons plus répondre à ces violences identitaires qu'en affirmant ce qui est déjà là, à savoir que nous habitons tous le même monde - une réalité que constatent et réalisent tous les voyageurs. Au sein de ce monde commun où tout est lié, croisé, connecté, les réfugiés du chaos vivent leur mise à l'écart comme un exil intérieur, d'autant plus insupportable qu'il est si proche des zones prospères, quels que soient le nombre et la taille des murs dressés sur leurs chemins.

Le 11 novembre 2008
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Michel Agier est anthropologue, directeur d'études l'EHESS, directeur de recherche à l'IRD et directeur du Centre d'études africaines. Il a publié dans Vacarme n°44 ( http://www.vacarme.org/article1620.html ) « l'encampement comme nouvel espace politique ».

14 novembre 2008 - Michel Agier
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Par bernard86 - Publié dans : Europe - Communauté : Des mots contre des maux...
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 18:31
Ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire

Paris, lundi 17 novembre 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

Un certain nombre de ressortissants afghans, qui ne demandent pas l'asile à la France, séjournent illégalement à Calais, dans l'espoir de gagner le Royaume-Uni.

Les autorités britanniques, qui ne souhaitent pas accueillir ces personnes, ont proposé aux autorités françaises de participer à l'un des vols qu'elles organisent régulièrement afin de reconduire des Afghans dans leur pays.

Cette possibilité a été examinée très attentivement par les ministères chargés des affaires étrangères et de l'immigration, en liaison étroite avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) -- lequel a apporté une assistance au retour à plus de 4 millions d'Afghans depuis 2001.

Les ministres ont décidé, aujourd'hui, de ne pas donner suite à la proposition des autorités britanniques, s'agissant du vol partant de Londres le mardi 18 novembre.

D'une part, en tout état de cause, une difficulté juridique tenant au plan de vol ne permet pas d'envisager la participation de la France à cette opération.

D'autre part, surtout, il apparaît que toutes les conditions de sécurité, pour les personnes susceptibles d'être reconduites, ne sont pas réunies en l'espèce.

Les travaux des autorités françaises avec le HCR vont se poursuivre pour déterminer dans quelles conditions des Afghans présents illégalement en France et n'y étant pas admis au statut de réfugié, pourront, le cas échéant, donner lieu à l'organisation de retours -- volontaires ou non --dans leur pays, avec toutes les garanties de sécurité requises.

Source TERRA : ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers - abonnement/desabonnement via le web a http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/zpajol/ archives : http://news.gmane.org/gmane.politics.activism.zpajo

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Contrairement à ce qu'essaie de faire croire le communiqué du ministère français de l'immigration à propos du charter d'expulsion à destination de Kaboul, dont le départ était prévu le 18 novembre, l'annulation par la France de sa participation à cette opération franco-britannique ne tient nullement à la mansuétude ou à la générosité. Elle s'explique par la réponse positive de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) qui, saisie par 11 Afghans en détention à Coquelles, a demandé ce 17 novembre dans l'après-midi à la France de renoncer à l'expulsion, la situation actuelle lui apparaissant présenter un risque trop élevé de traitements inhumains ou dégradants.
Une requête-type de saisine en urgence de la CEDH avait été mise à la disposition des Afghans en rétention par la Cimade et le Gisti, qui l'avait élaborée en commun. Une majorité des Afghans n'avait pas osé la signer. La minorité d'entre eux qui s'y est résolu a évité à tous un sort peu enviable


Jean-Pierre Alaux (Gisti)


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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 17:33

FEU AU CENTRE DE RÉTENTION, Éditions Libertalia

Au cours des six mois qui ont précédé l'incendie du centre de rétention de
Vincennes, le 22 juin 2008, les migrants « retenus » ont multiplié les actes
de résistance, refusant de manger, d'être comptés, déchirant leurs cartes,
brûlant leurs chambres, affrontant la police. Six mois de luttes collectives
durant lesquels nous n'avons cessé de leur téléphoner et de recueillir le
récit de leurs révoltes.

Alors que Brice Hortefeux vient d'annoncer la réouverture du centre de
rétention quelques mois seulement après l'incendie, la lecture des
témoignages des ex-retenus est plus que nécessaire.
Au fil des pages, il apparaît clairement que l'incendie de Vincennes et la
révolte des enfermés étaient inévitables. Le décès d'un retenu tunisien le
21 juin, à qui l'administration refusait les soins appropriés, a été l'
élément déclencheur. Ce que les sans-papiers de Vincennes nous disent
pourrait tout aussi bien avoir été recueilli ailleurs, dans l'un des
nombreux camps d'internement pour migrants érigés par les pays riches afin
de contrôler les mouvements des populations pour mieux les exploiter.
À la
suite de la révolte collective qui a abouti à la destruction de cette prison
spéciale pour étrangers, six personnes ont été interpellées. Elles sont
aujourd'hui détenues à Fresnes et à Fleury-Mérogis, dans l'attente de leur
jugement. Les bénéfices de ce livre seront entièrement consacrés à leur
défense.
« Pour refuser d'embarquer, un mec a eu une idée incroyable. Il s'est chié
dessus. Il s'est tout étalé sur lui. Ils n'ont pas pu l'expulser. Ils l'ont
ramené au centre. Le lendemain, ils sont venus le rechercher. Ils l'ont
attaché avec du Scotch et ils l'ont enroulé dans du film plastique. Ils l'
ont pris et ils l'ont expulsé comme ça. S'ils m'expulsent, je ferai tout
pour revenir. Ce week-end, quelqu'un s'est fait frapper à l'infirmerie. Il a
subi une opération à la jambe et doit suivre un traitement. Mais l'
infirmière ne l'a pas cru. J'étais là pour traduire. Elle a appelé les
policiers en appuyant sur un bouton sous le bureau. Ils sont arrivés à une
douzaine. J'ai essayé d'expliquer à la police que le monsieur n'avait rien
fait, mais ils m'ont attrapé et malmené [...]. Il faut penser la lutte
autrement. Les gens et les flics se foutent de la grève de la faim. Ils se
foutent des sans-papiers. Ils s'en foutent si on crève. Les gens bouffent
des lames de rasoir tous les jours et l'on n'entend pas parler d'eux. Les
petits trucs qu'on fait ne valent pas le coup. Il faut vraiment foutre le
bordel pour leur mettre une vraie pression. Quand j'étais dehors, je
travaillais. J'allais boire des verres après le travail. Je sortais avec mes
amis. Je me foutais du reste. Quand j'ouvrais un journal, je ne m'
intéressais qu'aux gros titres. Pour les gens, c'est pareil. Il faut que ça
pète pour qu'ils s'intéressent à nous. »
http://www.editionslibertalia.com/Feu-au-centre-de-retention.html
Collection À boulets rouges
160 pages - 7 euros
Parution : 05/11/08
ISBN 978-2-918059-00-4

Par bernard86 - Publié dans : L'actualité - Communauté : Des mots contre des maux...
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 09:50
Cimade, FSU, Gisti, Mrap, RESF et Terre d'Errance

« Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants »*
Ne laissons pas partir un charter pour Kaboul

Quelles que soient les incertitudes trompeuses affichées par ministère français de l'immigration, un « charter » d'expulsion est bel et bien prévu pour décoller de Londres le 18 novembre 2008, faire escale à Lille et à Bakou, avant d'arriver le lendemain à Kaboul.

Depuis plusieurs années, les Afghans n'étaient expulsés que dans de rares cas individuels, à l'exception de deux « vols groupés » en 2005, qui ne se sont pas reproduits depuis. Comme les milliers d'autres exilés de diverses nationalités - Irakiens, Erythréens, Soudanais, notamment - qui se sont succédé au fil des ans dans la région de Calais, ils étaient l'objet d'une sorte de marché tacite : les autorités fermaient les yeux sur leur présence à la condition que ces étrangers se rendent aussi invisibles que possible en attendant de glisser incognito chez nos voisins européens. Pour les contraindre à la dissimulation et à la fuite, les pouvoirs publics ont mis le prix : chasses à l'homme, refus de tout hébergement, accès minimaliste à la santé, complication maximale de la possibilité de solliciter l'asile. A ce comportement national, s'ajoute l'effet du Règlement européen « Dublin 2 » qui permet de renvoyer sans cesse les exilés dans des pays de l'UE où ils n'ont aucune chance ou presque de bénéficier d'une protection effective ou d'intégration. Résultats : d'une part, la dispersion des exilés sur un territoire de plus en plus vaste du nord-ouest de la France [1], dans des squats insalubres, des bois ou des trous de bombes de la Première Guerre mondiale ; et, d'autre part, malgré les contrôles aux frontières, la perpétuation des franchissement de la Mer du Nord et des errances innombrables à travers l'Europe.

Que s'est-il donc passé pour que les Afghans du Calaisis soient maintenant considérés comme expulsables, au moment même où leur pays connaît sa situation la plus dramatique (nombre de tués, notamment civils ; risques majeurs de famine) depuis la chute des talibans en 2001 ? Après la fermeture du camp de Sangatte en 2002, le gouvernement français n'a cessé d'affirmer que sa disparition entraînerait la fin de la migration des exilés. Sans doute vient-il de comprendre que les causes de leur venue en Europe sont si sérieuses qu'aucune politique dissuasive ne réussira à les convaincre de demeurer chez eux ? Au lieu de tirer de cette évidence des conclusions à la fois humaines et conformes aux droits fondamentaux, le voilà qui opte pour un degré supplémentaire de violence et d'illégalité.

A ce nouveau mépris des normes et des valeurs, de très nombreux individus et organisations ont rapidement opposé leur condamnation. Les Afghans enfermés dans le centre de rétention de Coquelles bénéficient d'une étroite collaboration de plusieurs d'entre elles. Les organisations signataires appellent à amplifier cette mobilisation contre le « charter » qui, s'il conduisait dans les jours à venir la cinquantaine de malheureux Afghans à Kaboul, ouvrirait la voie à une politique d'éloignement encore plus inadmissible que celle qui, chaque jour, arrache des dizaines d'étrangers à leur vie privée ou à la protection qui leur est due. Elles espèrent que le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ne prêtera pas la main à la légitimation de ces expulsions, comme l'y invite le ministère de l'immigration dans le souci de couvrir une opération totalement arbitraire et d'échapper à la condamnation de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).
Le 14 novembre 2008

Organisations signataires :
Cimade, FSU, Gisti, Mrap, RESF et Terre d'Errance

Par bernard86 - Publié dans : L'actualité - Communauté : Des mots contre des maux...
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 16:55
Rue 89 - 6 novembre 2008
Reprise des charters : la France sacrifie les Afghans
Après la Cimade, qui a commencé cette semaine à alerter les rédactions de la reprise des charters à destination de Kaboul, c'est au tour du Gisti, le Groupe d'information et de soutien des immigrés, de réagir contre les expulsions d'Afghans

par Jean-Pierre Alaux | Gisti


Combien des jeunes Afghans que la France et la Grande-Bretagne s'apprêtent à expulser par "charters" vont-ils mourir? Quand succomberont-ils et comment? Telles sont les questions incontournables qui se posent à quelques jours du décollage, en direction de Kaboul, du premier "vol groupé" franco-anglais depuis 2005.

Officiellement informé de l'imminence de l'opération, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a discrètement manifesté des réticences dans son langage châtié habituel:

"Les personnes ayant besoin d'une protection internationale au titre du statut de réfugié de la Convention de Genève de 1951 ou d'autres formes de protection complémentaire ne devraient pas être expulsés vers l'Afghanistan."

Près de Calais, des rafles sélectives

Qu'à cela ne tienne: dans le Calaisis, les rafles sélectives d'Afghans ont été déclenchées. Rapidement vidé de ses autres occupants, le centre de rétention de Coquelles a soudain "accueilli" une soixantaine d'Afghans qui ne se doutent encore de rien. C'est que l'affrètement d'un "charter" coûte cher et que, pour rentabiliser son "investissement", le ministère français de l'Immigration veille à remplir l'appareil.

A ce souci de la gestion des deniers publics, s'en ajoute un autre -contradictoire: celui du respect apparent du droit international1 qui interdit les "expulsions collectives".

Comme d'ordinaire en pareilles circonstances, Brice Hortefeux s'efforce donc de maquiller à l'aveuglette l'illégalité à coups d'autant de décisions individuelles stéréotypées d'éloignement qu'il y a des sièges disponibles dans l'avion. En bon Etat de droit d'opérette, la France se doit de sauver... les apparences.

Massacrés au pays après avoir été expulsés d'Australie

Les apparences peut-être. Certainement pas tous les jeunes Afghans du voyage, dont on ne saura pas de quoi quelques-uns vont inévitablement mourir. Seront-ils abattus, voire décapités, comme, il y a un mois, le furent plusieurs expulsés par l'Australie2 ?

S'ajouteront-ils à la liste des 1 445 civils afghans tués depuis le début de l'année 2008, selon le dernier décompte de l'ONU qui relève la multiplication par six du nombre des victimes non combattantes en Afghanistan au cours des derniers mois?

Ou bien vont-ils tout simplement mourir de faim dans un pays sur lequel diverses institutions internationales ont récemment émis des alertes à la famine passées inaperçues, par exemple l'USAID, selon laquelle, dans 15 des 34 provinces d'Afghanistan, la pénurie alimentaire fait craindre un hiver meurtrier, tandis qu'elle serait "moyenne" dans huit autres, y compris Kaboul3 ?

De ces condamnations à mort, le gouvernement français se moque. Pour lui, le principal est ailleurs. Sept ans après la fermeture, en décembre 2002, du camp de Sangatte décidée par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, il faut à tout prix tenter encore de nettoyer le Calaisis des centaines d'exilés, parmi lesquels beaucoup d'Afghans, qui continuent à essayer d'y survivre, cachés dans leurs "jungles"4.

Par leur présence, ils narguent les autorités françaises qui avaient imprudemment annoncé que la fin du camp entraînerait leur disparition. Sauver la face au prix de quelques vies afghanes? Qu'à cela ne tienne...


http://www.rue89.com/2008/11/06/reprise-des-charters-la-france-sacrifie-les-afghans

Par bernard86 - Publié dans : L'actualité - Communauté : Des mots contre des maux...
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 18:59

Les Roms représentent environ 8 à 10 millions de personnes en Europe.
Indésirables, en France comme ailleurs en Europe, les Roms, ballottés d'un
bidonville à l'autre, font l'objet d'évacuations régulières, ce qui permet
de les ficher progressivement.
Les pogroms (organisés par la Camorra) et les fichages ethniques, dont ils
ont récemment été victimes en Italie, ne doivent pas nous faire oublier ce
qu'ils subissent ailleurs. Les Roms se heurtent aux discriminations
quotidiennes (emploi, logement, scolarisation, violences policières), aux
préjugés (voleurs d'enfants, mendiants) et aux blocages politiques (rafles
et expulsions collectives).
Sur les 28 000 expulsions en 2008, environ 3 000 concernent les Roms de
Roumanie et de Bulgarie (pays membres de l'Union européenne). Ceux qui ne
sont pas sédentarisés ont les pires difficultés à trouver des aires de
stationnement. Tous les trois mois, ils sont obligés de présenter un «
livret de circulation », dans lequel il est spécifié, entre autres, la
couleur de leur peau !
Régulièrement, les médias font leurs choux gras des trafics et des crimes
attribués aux « Tziganes ». La rumeur et le racisme aidant, la violence se
déchaîne, comme à Marseille, en août dernier, où deux « gitans » accusés d'
avoir volé des enfants ont échappé à un lynchage d'une partie de la
population, en se réfugiant dans un centre social.
Dans notre combat quotidien, et celui du NPA, contre le racisme et pour l'
égalité, nous ne pouvons pas laisser les Roms sur le bord de la route. Nous
réclamons l'abrogation du livret de circulation, la liberté de circulation
et d'installation.
Miguel Ségui
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article11867>  

Par bernard86 - Publié dans : Europe - Communauté : Des mots contre des maux...
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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 10:33
Réfugiés : un bénévole de Salam arrêté à Calais

samedi 08.11.2008, 14:24 - La Voix du Nord

Dans la nuit de vendredi à aujourd'hui, Jean-Claude Lenoir, vice-président de Salam, association d'aide aux réfugiés de Calais, a été arrêté par les policiers, alors qu'ils interpellaient des migrants dans le cadre d'une opération d'expulsion, zone des Dunes.

Le bénévole est toujours en garde à vue au commissariat de Calais.



Fin de garde à vue pour Jean-Claude LENOIR, vice-président de SALAM

Par salam, dimanche 9 novembre 2008 à 00:55 :: infos salam :: #775 :: rss

Jean-Claude Lenoir, vice-président de l'association SALAM, a été remis en liberté ce samedi soir vers 23h.

A l'issue de la garde à vue, il lui a été notifié une comparution au TGI de Boulogne-sur-mer le 25 février 2009.

Davantage d'informations vous seront apportées prochainement.

L'association SALAM remercie toutes les personnes, associations, collectifs... qui ont témoigné de leur soutien, ainsi que les très nombreuses personnes (citoyens, militants associatifs, syndicaux et politiques, élus, migrants) qui ont manifesté durant toute la journée devant le commissariat de Calais.

Notre combat dérange, notre acharnement à soutenir les migrants et dénoncer l'inhumanité du traitement qui leur est infligé déplaisent. Le soutien croissant de la part de la population du Calaisis, et plus généralement du littoral Nord, poussent désormais les "autorités" à agir en catimini: la nuit et en interdisant à la presse et aux citoyens de simplement observer les agissements de "leur" police. Nous ne baisserons pas les bras et sommes bien conscients qu'à travers l'arrestation de Jean-Claude Lenoir, un avertissement est adressé à tous les militants, les citoyens... et même aux journalistes!

L'importante mobilisation d'élus et de responsables politiques pour soutenir Jean-Claude aujourd'hui est un signe fort: plus que jamais nous continuerons, avec l'ensemble des associations qui partagent ces revendications, à nous exprimer aux grand jour sur ces questions, tout en poursuivant avec fierté notre action humanitaire en faveur des migrants en souffrance.

L'association SALAM
http://associationsalam.org/index.php?contenu=default

Par bernard86 - Publié dans : L'actualité - Communauté : Des mots contre des maux...
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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /Nov /2008 16:07
la jeune Equatorienne de 30 ans dénoncée à la police par la mairie du Ve arrondissement de Paris, lors de l'inscription de son fils à l'école de son quartier. Résidant en France depuis 2002 sans titre de séjour, la jeune femme, femme de ménage, habitait le 12e arrondissement depuis son arrivée en France avant d'emménager avec son fils en mai 2008 dans le 5e arrondissement de la capitale.

Convocation au commissariat du 5e

En juillet 2008, elle s'était rendue à la mairie du Ve arrondissement pour inscrire son fils à l'école de son quartier. On lui avait alors demandé si elle possédait un titre de séjour, document qui n'a pas à être demandé lors d'une inscription scolaire. La jeune femme avait eu le malheur de répondre par la négative.
Fin août, elle avait reçu une convocation au commissariat du Ve à laquelle elle avait choisi de ne pas déférer. Fin octobre, il était déposé dans sa boite aux lettres une nouvelle convocation au commissariat "suite à l'inscription de (son) enfant à l'école et (sa) situation alors irrégulière en France".

Delanoë indigné

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a exprimé son "indignation" après la convocation de la jeune Equatorienne. Cette convocation "après qu'elle ait inscrit son fils à l'école suscite une indignation que je partage", a-t-il indiqué.
"Je rappellerai donc à tous les agents concernés ainsi qu'aux maires d'arrondissement eux-mêmes, que l'inscription des enfants n'est pas subordonnée à la régularité de la situation des parents et que les données recueillies auprès de ces derniers ne doivent en aucun cas comporter de mention relative à la régularité du séjour qui ne rentre pas dans la procédure d'inscription à l'école", a-t-il prévenu.
"Une enquête administrative sera d'ailleurs diligentée afin d'établir précisément les responsabilités de chacun dans la conduite de ce dossier", a annoncé le maire de Paris.

La fonctionnaire a "appliqué la loi de bonne foi"

La mairie du Ve, accusée de "dénonciation" par le Réseau éducation sans frontières (RESF), a quant à elle affirmé que le fonctionnaire municipal qui avait inscrit l'enfant avait simplement "signalé au procureur de la République" cette situation irrégulière, en vertu de la loi.
Jean Tiberi a assuré que la fonctionnaire s'était contentée de demander à la mère un papier d'identité. "Elle n'avait qu'un passeport sans visa, ce qui impliquait automatiquement qu'elle était en situation irrégulière", a-t-il dit, estimant que l'employée municipale avait "appliqué la loi de bonne foi".

"De bien tristes souvenirs"

Par bernard86 - Publié dans : L'actualité - Communauté : Des mots contre des maux...
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